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A PROPOS DE LA SENSIBILITÉ ANIMALE

La sensibilité est couramment définie comme une propriété du vivant qui consiste à réagir à une modification du milieu extérieur ou intérieur. Les plantes, comme les animaux, sont ainsi sensibles à la lumière, à la sécheresse...
Mais la sensibilité animale va évidemment au-delà de cette perception des besoins vitaux, elle est aussi perception de ce qui peut arriver au corps, faculté de prendre conscience de ces changements, et de ce qu'ils provoquent ...

• La sensibilité existe chez tous les animaux
L'observation du comportement animal nous le montre à chaque instant, mais son degré varie suivant leur genre, et leur espèce.
Dans leur grande majorité, ils disposent d’une autonomie qui permet des réactions efficaces aux modifications qui les affectent eux, ou leur milieu de vie.
De plus, les moyens que les vertébrés utilisent pour faire face à des situations nouvelles attestent de mémoire mais aussi d’aptitudes à la compréhension des événements. Leur faculté d’apprentissage, leurs innovations montrent une évolution individuelle et collective capable de transmission. Les prédateurs développent des tactiques et les mettent en oeuvre avec un sens remarquable de la stratégie…

• Aux réactions physiques s’ajoutent donc des capacités psychiques
Qu’il s’agisse de conscience de soi, de compassion pour les autres, de sensibilité ou de culture, ces facultés existent vraisemblablement sous forme embryonnaire chez les mammifères et dorénavant démontrées chez les primates. Ces qualités liées au cerveau, sont amorcées chez les insectes, se perfectionnent chez les vertébrés, en développant de plus en plus de neurones chez les primates, avec un maximum chez notre espèce.

• Et la douleur?
L'animal exprime et endure différemment la douleur, selon l'espèce. De ce point de vue, les connaissances actuelles incitent à distinguer les vertébrés, notamment les mammifères et les oiseaux mais aussi les poissons, des invertébrés. Cette distinction est provisoire. En 2000, Un colloque (organisé par la Ligue française des droits de l?animal) mit en relief l'aptitude à la souffrance d'invertébrés comme les céphalopodes (pieuvres), les crustacés, les insectes, ou les araignées.

A coup sûr :
Tout animal est un être sensible.

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