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Le 13 janvier 2004
Loi sur les affaires rurales : la protection de la nature composante de lavenir de la ruralité
Demain mercredi, les députés commenceront létude du projet de loi sur le développement des territoires ruraux.
La Ligue ROC pour la préservation de la faune sauvage et la défense des non-chasseurs dénonce le contenu du volet chasse de ce projet.
Concernant la faune sauvage :
- le projet de loi ne traite la question des dégâts commis aux cultures et plantations forestières par les cerfs, chevreuils et sangliers, que sous langle économique et du tir des animaux. Notre Ligue souhaite attirer davantage lattention sur les causes humaines des déséquilibres et la prévention à mettre en place. Or, si nous avions remarqué une mesure positive : linterdiction du nourrissage artificiel des animaux, elle a été réduite dans sa portée sous la pression des chasseurs
Il appartient donc à la représentation nationale de traiter ce sujet dans sa globalité.
- certains députés sont dans les « starting-block », prêts à crier haro, par amendements interposés, sur les loups, ours et autres lynx
Dautres vont-ils se lever pour encourager aux respects des engagements internationaux de la France ? Pour défendre la cohabitation entre les prédateurs et le pastoralisme qui est non seulement possible mais encore bénéfique aux espaces ruraux ?
- un amendement, voté en commission, voudrait remettre en cause le statut des espèces protégées. Les députés sauront-ils ne pas traiter ce sujet à la légère alors que le gouvernement prépare la stratégie nationale pour la biodiversité ?
Notre Ligue ROC espère donc que 2004 sera bien lannée de lancement dune relation équilibrée entre activités humaines et protection de la faune sauvage. Lévolution de lopinion publique va dans ce sens, tout comme les déclarations présidentielles : il reste à leur assurer une traduction concrète, cest le rôle du Gouvernement et de lAssemblée Nationale !
Concernant la place des acteurs :
- le projet de loi oublie systématiquement la consultation des associations de protection pour tout ce qui a trait à la faune sauvage alors quelles défendent lintérêt général.
- le projet fait limpasse sur les problèmes de sécurité et de voisinage liés à lactivité de chasse. Lindispensable périmètre de sécurité est pourtant à mettre en place autour des habitations (en ce début de XXIème siècle on peut encore chasser aux pieds des maisons !),
- le projet ignore la forte attente de(s) jour(s) sans chasse qui à lévidence manque(nt) particulièrement depuis la suppression du mercredi sans chasse (moins de 20 départements ont maintenant un jour sans chasse, et ce nest jamais le week-end, cherchez lerreur !).
Construire lavenir de nos espaces ruraux est un objectif ambitieux. Il dépend dun équilibre à trouver, de notre capacité collective à inventer des solutions aux problèmes posés. Cela ne se fera pas par lexclusion des nouvelles aspirations de la société telles celles que porte la Ligue ROC.
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