Communiqués de presse
et
actualités

 

o LIGUE ROC

o BIODIVERSITÉ

o FAUNE SAUVAGE
     
Espèces sauvages
     Milieux naturels

o NON-CHASSEUR

o ANIMAL SENSIBLE

o CHASSE EN FRANCE

o POUR LES JEUNES

o ACTUALITÉS
     Communiqués
     A l'affiche

o SOUTENIR ET AGIR


Communiqués 2012
A l'affiche

• Les communiqués 2004
Loi affaire rurale (20/12/2004)
Pour avoir accès au dossier... (29/11/2004)
Appel à unir pour le loup (15/11/2004)
Un cairn édifié pour le loup (4/11/2004)
Une ourse autochtone a été tuée ! (2/11/2004)
Loi affaires rurales (7/10/2004)
Les automnales du pays de l'ours (22/09/2004)
Un exemple à suivre (16/09/2004)
La Ligue ROC et les ouvertures (09/09/2004)
Dates de chasse aux oiseaux d’eau (30/07/2004)
Loup et pastoralisme (19/07/2004)
Oiseaux migrateurs (05/07/2004)
Lettre ouverte aux Maires (27/05/2004)
Faune et activités nature (13/05/2004)
Charte de l'environnement (6/05/2004)
Lettre ouverte aux Parlementaires (10/04/2004)
Fêter les 25 ans de la Directive (01/04/2004)
Hubert Reeves à Matignon (11/03/2004)
Protection de la biodiversité… (18/02/2004)
Dates de fermeture (05/02/2004)
Dates de fermeture migrateurs (29/01/2004)
H. Reeves / Assemblée Nationale (21/01/2004)
Loi sur les affaires rurales (13/01/2004)
Voeux de Hubert Reeves (3/01/2004)

ARCHIVES

2011
2010
2009
2008

2007
2006
2005
2004

2003
2002
2001
2000


Le 13 janvier 2004

Loi sur les affaires rurales : la protection de la nature composante de l’avenir de la ruralité

Demain mercredi, les députés commenceront l’étude du projet de loi sur le développement des territoires ruraux.
La Ligue ROC pour la préservation de la faune sauvage et la défense des non-chasseurs dénonce le contenu du volet chasse de ce projet.

Concernant la faune sauvage :

  • le projet de loi ne traite la question des dégâts commis aux cultures et plantations forestières par les cerfs, chevreuils et sangliers, que sous l’angle économique et du tir des animaux. Notre Ligue souhaite attirer davantage l’attention sur les causes humaines des déséquilibres et la prévention à mettre en place. Or, si nous avions remarqué une mesure positive : l’interdiction du nourrissage artificiel des animaux, elle a été réduite dans sa portée sous la pression des chasseurs…Il appartient donc à la représentation nationale de traiter ce sujet dans sa globalité.
  • certains députés sont dans les « starting-block », prêts à crier haro, par amendements interposés, sur les loups, ours et autres lynx…D’autres vont-ils se lever pour encourager aux respects des engagements internationaux de la France ? Pour défendre la cohabitation entre les prédateurs et le pastoralisme qui est non seulement possible mais encore bénéfique aux espaces ruraux ?
  • un amendement, voté en commission, voudrait remettre en cause le statut des espèces protégées. Les députés sauront-ils ne pas traiter ce sujet à la légère alors que le gouvernement prépare la stratégie nationale pour la biodiversité ?

Notre Ligue ROC espère donc que 2004 sera bien l’année de lancement d’une relation équilibrée entre activités humaines et protection de la faune sauvage. L’évolution de l’opinion publique va dans ce sens, tout comme les déclarations présidentielles : il reste à leur assurer une traduction concrète, c’est le rôle du Gouvernement et de l’Assemblée Nationale !

Concernant la place des acteurs :

  • le projet de loi oublie systématiquement la consultation des associations de protection pour tout ce qui a trait à la faune sauvage alors qu’elles défendent l’intérêt général.
  • le projet fait l’impasse sur les problèmes de sécurité et de voisinage liés à l’activité de chasse. L’indispensable périmètre de sécurité est pourtant à mettre en place autour des habitations (en ce début de XXIème siècle on peut encore chasser aux pieds des maisons  !),
  • le projet ignore la forte attente de(s) jour(s) sans chasse qui à l’évidence manque(nt) particulièrement depuis la suppression du mercredi sans chasse (moins de 20 départements ont maintenant un jour sans chasse, et ce n’est jamais le week-end, cherchez l’erreur !).

Construire l’avenir de nos espaces ruraux est un objectif ambitieux. Il dépend d’un équilibre à trouver, de notre capacité collective à inventer des solutions aux problèmes posés. Cela ne se fera pas par l’exclusion des nouvelles aspirations de la société telles celles que porte la Ligue ROC.