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Le 13 mars 2006
Des ours et des hommes
Faut-il applaudir aux lâchers d’ours ? Bien sûr cette volonté de l’Etat est la preuve qu’il a conscience des carences passées et de la nécessité d’y mettre un terme.
Mais on ne peut ignorer que pour des éleveurs et des bergers, l’ours n’est pas le bienvenu. Sans doute parce qu’eux-mêmes, comme beaucoup de paysans, pensent que l’ours leur est préféré. C’est pourquoi, une politique de valorisation des activités rurales est nécessaire.
Notre Ligue ne peut donc se réjouir sans restrictions à l’annonce de l’arrivée d’ours.
Elle s’interroge sur la volonté du ministère de l’agriculture de défendre un pastoralisme respectueux des hommes et des milieux. Ces personnes qui vivent en pays de montagne ne doivent pas être laissées pour compte et il faudrait bien que le ministre de l’agriculture soit plus rapide à satisfaire leurs aspirations et au moins aussi décidé à le faire que l’est le ministre de l’écologie à faire survivre l’ours chacun son rôle L’absence de ce double engagement hypothèque l’avenir des bergers et des ours.
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