|
|
|
HISTORIQUE DE LA LIGUE ROC
La stratification de nos actions (les plus récentes d’abord) révèle l’histoire de notre association toujours en évolution, donc bien vivante, sans sclérose, ouverte et généreuse, affiliée à France Nature Environnement et au Comité français de l’Union mondiale pour la nature.
Pour nous, la fin (faire changer les choses sans attendre le grand soir d’une société idéale) ne justifie pas les moyens. Il en est que nous nous interdisons depuis le premier jour, en particulier la violence physique.
AU XXIÈME SIÈCLE
• 2011
Elle est en cours, il est donc prématuré d’en faire un bilan, mais la Ligue Roc est en mouvement.
• 2010
2010 était l’Année Internationale de la Biodiversité, la communauté internationale s’étant engagée à inverser la tendance d’érosion de la biodiversité. Objectif non tenu, raison de plus pour se mobiliser !
Ce qu’a fait la Ligue Roc, notamment avec :
- la publication de l’ouvrage « Humanité et Biodiversité » qui propose de nombreuses pistes d’actions pour intégrer la biodiversité dans tous les secteurs d’activité ;
- l’obtention du lancement des Atlas communaux de la biodiversité ;
- l’organisation d’un séminaire scientifique sur les liens santé et biodiversité ;
- une participation active à la Conférence Française de la Biodiversité de Chamonix ;
- une présence à la Conférence de la Convention sur la Diversité Biologique à Nagoya (Japon), contribuant notamment à ce que la France s’engage à dédier 10% de l’aide au développement à des projets biodiversité ;
- des contributions pour la mise en oeuvre de la Stratégie Nationale Biodiversité.
Sur le dossier Chasse, nous avons notamment fait ouvrir le dossier de la sécurité et participé à l’obtention d’un accord sur les dates de chasse.
Enfin, en interne, la Ligue Roc a préparé son changement de statuts, pour une ambition accrue au service de la nature et des non chasseurs. A découvrir en 2011.
• 2009
L'année fut marquée par un vif débat interne entre les "anciens et les modernes", les premiers souhaitant le repli sur les positions et les méthodes d’il y a 15 ans ou plus, les autres tenant à être en phase à la fois avec les problèmes actuels menaçant la faune, tout le vivant, et donc aussi l'humanité, et avec les méthodes actuelles de fonctionnement de la société et ce, dans le respect de l'évolution de nos statuts et des programmes d'année pour la défense du vivant votés chaque année en Asssemblée Générale.
Cependant, le débat interne n'empêcha pas que notre action fut multiforme et efficace. Par exemple, notre présence assidue à la Table Ronde Chasse a permis d'aboutir à des textes réglementaires présentant des avancées notoires, notre engagement pour la Trame Verte et Bleue a permis des avancées dans le projet de loi Grenelle. Et, en novembre, la publication d'un ouvrage collectif - dont les auteurs sont des experts dans leur domaine professionnel - nous trouva prêts pour être efficaces en 2010, année internationale pour la diversité biologique.
• 2008
Une année intense que le cru 2008 avec notamment :
- la mise en oeuvre du Grenelle de l’Environnement que nous suivons de près avec un tableau de bord mis en ligne sur notre nouveau site internet www.biodiversite2012.org ;
- notre participation à la Table Ronde sur la Chasse (TRC) mise en place par le Gouvernement. La TRC a abouti à la signature d’un accord sur les dates d’ouverture qui a fait progresser la protection des oiseaux et la défense des non-chasseurs ;
- la participation aux rencontres « Animal et société » ; nous y avons défendu le statut d’être sensible de l’animal sauvage.
Notre Ligue s’est vue décerner le prix Edouard Bonnefous de l’Académie des sciences morales et politiques de l’Institut de France.
En 2008, la situation a continué à évoluer en notre faveur, cela renforce notre détermination à agir, solide comme le roc !
• 2007
Elle marque un tournant dans l’histoire. Notre constitution de partie civile est pour la première fois admise dans une affaire mettant en cause un chasseur de sanglier ayant tué un ramasseur de champignons.
En ce qui concerne l’action quotidienne, on peut la résumer comme l’année du Grenelle de l’environnement. Les archives des deux sites sont à consulter.
La Ligue se dote d’un logo.
|
|
• 2006
La défense des aspirations des non-chasseurs a continué à bénéficier de nos efforts parallèlement aux événements marquant que sont la création d’un site dédié aux campagnes électorales présidentielle et législative : www.biodiversite2007.org et les « Assises pour la biodiversité ».
• 2005
Dès janvier , nous diffusons un Appel aux élus simultanément à la conférence internationale de Paris. Nous enchaînons avec le lancement de notre « Manifeste pour une politique rénovée du patrimoine naturel » et sa version grand public, « L’humanité espèce menacée ».
Par décret en date du 18 avril 2005 :
Est reconnue comme établissement d'utilité publique l'association dite « Ligue ROC pour la préservation de la faune sauvage et la défense des non-chasseurs », dont le siège est à Paris.
• 2004
L’association se dote d’une équipe de réflexion « pour la biodiversité » pour tenir compte de la réalité du monde : "Nous éliminons aujourd'hui plus de mille fois plus d'espèces végétales et animales qu'avant l'époque industrielle. Cette extinction massive, la sixième dans l'histoire de la Terre, l'humanité en est la cause. Elle pourrait en être la victime. L'avenir dépend largement des décisions prises aujourd'hui et demain.
2004 doit être l'année d'une forte mobilisation pour la préservation de la biodiversité."
• 2003
« L’objectif est toujours d’obtenir des avancées, la prise en compte progressive de nos idéaux de préservation de la faune et des aspirations majoritaires des Français. Avec la grande majorité du monde associatif, nous sommes partisans d’une évolution réformiste. Nous nous distinguons clairement de la contestation tous azimuts non constructive. En fait, nous refusons la facilité car il est tellement plus simple de toujours contester plutôt que de chercher les voies d’avancées sûres parce que socialement acceptées.»
Extrait du rapport moral pour l’année 2003, présenté par Nelly Boutinot, Vice-présidente.
S’il fallait trouver le communiqué le plus symbolique de l’année, celui qui expose notre état d’esprit, ce serait celui-ci : Pas de « développement durable » sans protection de la nature.
• 2002
« L’action de notre Ligue s’inscrit dans celle qu’il est nécessaire de mener pour notre planète. Jamais notre parole n’avait franchi les murs de certaines institutions, du Comité Economique et Social à l’ensemble des structures administratives et gouvernementales. Nous constatons que ces instances veulent entendre ce que nous disons
Avec le nouveau siècle, nous voilà présents en des lieux où nous n’avions pas accès. Cette progression est liée à notre maturité et la parfaite concordance de notre discours avec les aspirations majoritaires des non - chasseurs. »
Extrait du rapport moral pour l’année 2002, présenté par Hubert Reeves, Président.
2001
La première du XXI ième siècle, la première de la présidence dHubert REEVES.
« Notre association, en se préoccupant de lanimal, participe dune sensibilité très ancienne qui nest autre quune recherche civilisatrice et donc dun rejet de la cruauté envers toute forme de vie. Humains, animaux : même combat. »
Extrait de la première allocution d’Hubert Reeves devant les adhérents.
CHANGEMENT DU NOM DE L’ASSOCIATION ET DE SES STATUTS
LIGUE POUR LA PRÉSERVATION DE LA FAUNE SAUVAGE ET LA DÉFENSE DES NON-CHASSEURS, dite ROC J O du 5 mai 2001 rectifié le 7 juillet 2001.
2000
C’est à Pascal Monod que nous empruntons ces lignes , extraites de la préface du dernier livre de Théodore Monod « Et si l’aventure humaine devait échouer » :
« Si « l’histoire du cosmos est d’abord l’histoire de la matière qui s’éveille » comme nous le montre, entre autres, Hubert Reeves, le respect de la vie est donc le corollaire absolu de la découverte désormais acquise des étroites relations, non seulement entre macro et microcosme, mais encore entre chacun des éléments de ces deux dimensions de l’univers. Et Théodore Monod de mettre la souriante rigueur de sa science à l‘épreuve de sa conscience dans une rectitude de conduite…
Et Théodore Monod s’interroge : « ...si l’homme n’a pas de sagesse de respecter la vie, le monde ne risque-t-il pas de continuer sans lui ? »
Le premier site Internet (création Web Espace) attire rapidement les visiteurs : www.roc.asso.fr
Siège social : 26 rue Pascal - 75005 PARIS JO du 1er juillet 2000
Décennie 90
1990
C’est la décennie des victoires décisives devant les plus hautes juridictions.
Le rôle du R.O.C. devant la Cour de Justice des Communautés européennes fut de tout premier plan. L’arrêt du 19 janvier 1994 est une pierre de taille dans l’édifice toujours en construction de la préservation des oiseaux. L’avocat belge de notre association fut seul confronté aux avocats et personnes représentants les chasseurs, la Commission des Communautés Européennes et le gouvernement français. L’interprétation de la Directive « oiseaux » fut celle que nous attendions , décidant d’ « une protection complète de ces espèces pendant la migration prénuptiale ».
Le R.O.C. assista ses adhérents devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme où seules des personnes physiques ont accès. Et les étapes de ce long combat pour modifier la loi Verdeille sont relatées à la rubrique du site dédiée aux non-chasseurs.
C’est aussi la décennie de collaboration avec une agence de communication (Agence Suleyman et Fantin) qui trouva des illustrations visuelles éloquentes pour nos actions :
» Ne prenez pas la nature à la légère », précisée par la question adressée à chacun: « êtes-vous de ceux qui pensent qu’un kilo de plomb pèse plus lourd qu’un kilo de plumes ? ».
« En massacrant illégalement des milliers de tourterelles en mai, les braconniers du Médoc s’essuient traditionnellement les pieds sur la loi française ». « Protégeons la démocratie pour q’elle protège la vie ».
« Réagissez » : spot réalisé pour notre campagne contre les lâchers d’animaux dits « de tir », avec la participation amicale d’Alain DELON.
Déclaration à la sous-préfecture de Saint-Quentin. Ancien titre: RASSEMBLEMENT DES OPPOSANTS À LA CHASSE (R.O.C.), ASSOCIATION NATIONALE POUR LA DÉFENSE DES DROITS DES NON-CHASSEURS ET LE RESPECT DU PATRIMOINE NATUREL. Nouveau titre RASSEMBLEMENT DES OPPOSANTS À LA CHASSE (R.O.C.), ASSOCIATION NATIONALE POUR LA DÉFENSE DES DROITS DES NON-CHASSEURS ET LE RESPECT DE LA NATURE. Siège social : R.O.C., chez M.Boutinot (Serge, 02100 Rouvroy. Date 23 février 1990.
Extrait du Journal Officiel du 21 février 1990.
Décennie 80
Au début de la décennie 80, l’équipe du R.O.C., solidement implantée dans le nord de la France, ayant su générer diverses manifestations publiques, en particulier en faveur des renards, prend le relais de l’équipe parisienne*. Le nouveau Conseil d’administration met en place :
- un réseau de correspondants et de sections locales dans les départements mais le R.O.C. demeure UN et UNIQUE,
- un réseau de refuges pour valoriser l’article du Code Rural qui édicte : «Nul n’a la faculté de chasser sur la propriété d’autrui sans le consentement du propriétaire ou de ses ayants droit»
- l’informatisation de l’association.
A partir de 1985, le R.O.C. initie une politique de recours devant les juridictions administratives aux fins de faire annuler :
- les arrêtés ministériels ou préfectoraux concernant les oiseaux migrateurs, qui paraissent irrespectueux des directives européennes ou des lois françaises,
- les arrêtés défavorables aux petits prédateurs.
Cette stratégie juridique va être une dominante durant plus de 10 ans. Des centaines de requêtes furent déposées entraînant une forte proportion de victoires. Les plus importantes à mettre à l’actif du R.O.C. sont obtenues dès 1988 (Arrêt du Conseil d’Etat du 7 octobre 1988 concernant des arrêtés d’ouverture trop précoce de la chasse aux oiseaux d’eau).
* Siège social : 23 rue Gosselet 59000 Lille - JO du 18 mars 1983
Décennie 70
La chasse ne connaît pas de freins. C’est un grand massacre. Presque 2,5 millions de chasseurs . pas d’examen : il suffit d’acheter son permis. Les naturalistes s’inquiètent. Il faut réagir: Serge Boutinot, Jean-Claude Nouët, le Professeur Théodore Monod… seront les membres fondateurs du R.O.C. aux côtés de Bernard Groslier et Paule Drouault Il fallait lancer un pavé dans la mare. C’est un roc qui est lancé dans l’océan cynégétique*. Dès 1976, un examen est mis en place pour obtenir le permis de chasser, une loi de protection de la nature est votée en juillet….
Manifestations de terrain contre la chasse à courre, contre la chasse aux oiseaux d’eau, contre les foires aux fourrures de petits prédateurs, contre le tir au pigeon vivant… Altercations, sit-in, l’équipe parisienne est partout.
Les slogans sont virulents, les invectives pleuvent…
L’équipe parisienne tiendra le choc jusqu’en 1981.
* NAISSANCE du R.O.C. Déclaration à la préfecture de police. Le Rassemblement des Opposants à la Chasse (R.O.C.) (association nationale pour la défense des droits des non)-chasseurs et le respect du patrimoine naturel).
Objet : regrouper tous ceux qui veulent œuvrer pour la reconnaissance et la défense des droits de tous les Français non chasseurs ainsi que pour la sauvegarde et le respect de la faune sauvage et de son droit à la vie. Siège social : 21 rue d’Aboukir, 75002 Paris.
Extrait du Journal Officiel du 11 février 1976. (Le siège est transféré au 173 rue du Faubourg Saint Antoine 75011 Paris JO du 11 décembre 1977 ).
AVIS DE PERSONNALITÉS
QUI ONT REJOINT
OU SOUTIENNENT LE ROC
Elles souhaitent des droits pour l’animal,
elles en réclament pour les non-chasseurs
Leur point commun :
Elles aiment la nature et veulent défendre la vie dans sa diversité.
• Hervé Bazin :
"Honte aux enfilades d’alouettes, aux fureteurs, aux enfumeurs, aux tendeurs, aux amateurs de cornes, défenses et autres "massacres", aux spectateurs de curée ou de fouaille jouissant du pur spectacle d’une bête éventrée dont les chiens se disputent les tripes."
• Serge Boutinot :
"Si pour certains animaux (prédateurs) et certaines ethnies d’Afrique ou d’Amérique du Sud, la chasse est une nécessité vitale, en France (et en Europe), ce n’est plus que le plaisir de tuer, inacceptable pour tout être humain digne de ce nom."
• Bernard Clavel :
"La seule démarche que l’on puisse tenter dans l’immédiat, avec quelque chance de succès, c’est une éducation. Enseigner aux enfants le respect de la vie et le respect de l’autre."
• Philippe Desbrosses :
"Je tiens à apporter mon soutien à HUBERT REEVES, Président de la ligue ROC pour ses initiatives courageuses en faveur de la préservation de la Biodiversité, dont fait partie l'immense richesse de la faune sauvage, que nous avons le devoir de protéger et de sauvegarder pour l'équilibre et la pérennité de l'ensemble de la vie sur Terre".
• Robert Hainard :
"Si j’en veux aux chasseurs, c’est pour leur haine des autres prédateurs. Si les espèces persistent à travers les mauvaises périodes et les catastrophes, c’est qu’il y a un coefficient de sécurité suffisant dans la reproduction. L’excédent est épongé par la prédation. Le meilleur ami d’une espèce, c’est son prédateur".
• Nicolat Hulot :
"La chasse dans son ensemble me répugne, la vie observée me comble trop pour que me vienne l’idée de la supprimer... Ma plus grande aversion va à la chasse à courre, ridicule mascarade d’une époque révolue"
• Albert Jacquard :
"Le propre de l’être humain est de mettre ses actions au service de ses objectifs lorsque cet objectif est le plaisir de voir souffrir un animal qu’il parvient à dominer par sa force ou par son intelligence, ces actions ne peuvent être qu’indignes de son rôle dans les équilibres de la nature. En succombant à la recherche de ce plaisir, il se détruit lui-même. C’est pour préserver sa dignité qu’il faut lutter contre des activités aussi dégradantes que les combats de coqs, les corridas où la chasse à courre."
• Simonne Jacquemard :
"Cette cause que défend la Ligue ROC, qui nous est infiniment chère parce qu’elle est liée à la Vie, elle l’emportera sur l’indigne et lugubre jouissance que certains éprouvent à donner la mort."
• Professeur Théodore Monod :
"Je n’aime pas la chasse parce qu’elle est devenue un passe-temps, un divertissement, un jeu: on continue, hélas, à tuer, et avec des armes de plus en plus efficaces, mais désormais par simple plaisir, pour s’amuser
On souhaiterait ne plus voir ressassée indéfiniment l'objection banale: avant de secourir les animaux, il faudrait songer aux hommes... Comme s'il s'agissait parce que l'on veut mettre fin à des massacres de baleines, de jeunes phoques, de panthères ou d'orangs-outangs, d'oublier la détresse des enfants, les pauvres maisons écrasées par les bombes ou les cris des torturés...Il ne s'agit pas de ceci ou de cela, et l'on voudrait être bien certain que les infatigables ressasseurs de ce misérable et si commode argument, s'ils refusent la pitié pour les bêtes au nom d'une priorité, se trouvent bien eux-mêmes aux avant-postes dans le combat pour l'homme: ce n'est pas évident. Pour beaucoup d'entres eux, ce n'est pas, on peut le craindre: l'un ou l'autre mais bien: ni l'un ni l'autre"
Extrait de L'Émeraude des Garamantes
• Professeur Jean-Claude Nouët :
"L’homme n’a aucun droit naturel d’utiliser la biosphère selon sa fantaisie, au gré de son profit et de son divertissement; le faisant, il abuse d’un droit qu’il s’est attribué à lui-même et qui s’apparente audroit du plus fort, c’est-à-dire au plus abominable des droits."
• Professeur Jean-Claude Pecker :
"La Ligue ROC mène un combat nécessaire, auquel devraient se joindre tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté, soucieux de protéger la nature, sous toutes ses formes"
• Hubert Reeves :
"La reconnaissance, grâce aux acquis des sciences contemporaines, du vaste mouvement d’évolution cosmique dans lequel les étoiles, les grenouilles et les humains apparaissent comme autant de manifestations des merveilleuses potentialités de la matière, fonde, pour chaque être, le droit à l’existence et à la dignité."
Voir aussi la page dédiée à Hubert Reeves.
• Marguerite Yourcenar :
"Je suis comme vous, la chasse m’empoisonne l’automne."
|